
C’est un sujet qui me demande régulièrement du travail pour l’appliquer à moi-même 😉.
Voir l’opportunité derrière une difficulté, ce n’est pas évident. C’est un choix, que nous devons renouveler à chaque fois, souvent après avoir râlé, stressé, ou voulu tout lâcher.
Alors qu’est ce qui permet ce basculement, du problème vers l’opportunité ?
Le repositionnement, avec le non-jugement
Vous vous souvenez peut-être de la clé n°2 de nos débuts ensemble : ne pas juger et à la place, constater. Je reviens sur cette clé, parce qu’elle est essentielle et mérite d’être travaillée régulièrement, pas juste vue une fois.
Quand nous jugeons, une difficulté reste un problème, point. Avec le non-jugement, sur moi-même, sur les autres, sur la situation, la même difficulté devient un espace d’évolution.
Le non-jugement sur nous-mêmes, c’est accepter de voir ce que notre peur, colère ou précipitation nous ont amenés à éviter, amplifier, casser, ou faire sans réfléchir.
Le non-jugement sur les autres, c’est accepter qu’eux aussi ont pu avoir peur, être en colère, se précipiter, avec les conséquences que cela a eu.
Le non-jugement sur la situation, c’est sortir du tout ou rien (« c’est fichu », « c’est trop tard », « ce n’est pas possible ») et s’ouvrir à d’autres idées.
Une fois que nous arrêtons de juger, les opportunités apparaissent.
Prendre du recul, pour découvrir ce qui était invisible
Le recul nous permet de voir des opportunités que nous ne voyions pas au premier abord. Dans la dernière lettre Switch for Good j’ai abordé le fait de voir des options que nous n’avions pas encore vues (développer son activité différemment, ne pas céder aux sirènes de « la bonne affaire » qui n’en est pas une…).
Ici je vais aborder l’apprentissage que nous pouvons systématiquement tirer d’un problème : évoluer dans notre savoir-être.
Je pense à une dirigeante que j’accompagne, régulièrement submergée par une charge de travail énorme. En travaillant ensemble, elle a pu réaliser qu’elle faisait régulièrement des choses à la place de ses équipes. Par « facilité », et « pour aller vite parce qu’il y a tellement à faire ». En réalité, elle n’autonomisait pas ses équipes, ne les formait pas pour qu’ils fassent par eux-mêmes. Et elle avait créé un réflexe collectif : dès qu’un problème survenait, tout le monde venait la voir, puisqu’elle s’en chargeait.
Sa surcharge n’était pas un problème d’organisation ou de manque d’effectifs.
C’était une question de savoir-être, sa façon d’être et de réagir, et l’opportunité de revoir sa façon de manager et de faire grandir son équipe.
Le résultat concret : moins de travail pour elle, plus de responsabilité au sein de ses équipes, plus de qualité au global.
Développer la responsabilité, pour remettre de la qualité
Voir notre part de responsabilité dans la situation, et agir pour la résoudre. Si nous avons laissé passer un flou, une attitude, un doute, par manque d’affirmation, il s’agit d’y revenir et de clarifier. Cela peut se concrétiser par nous excuser, relancer, vérifier, accompagner, ou simplement faire… ou ne plus faire.
Et célébrer notre prise de conscience et notre évolution.
Au quotidien, mon propre positionnement, c’est de choisir, délibérément et à chaque fois, de voir quel apprentissage et quelle opportunité d’évolution se cachent derrière une difficulté que je rencontre. Et même s’il m’arrive de commencer par râler, stresser ou vouloir laisser tomber, une fois que je fais ce choix de nouveau, quel soulagement de voir qu’il est possible de sortir de cette difficulté, et d’en sortir grandie ! Je ne suis plus embarquée par une situation qui me parait trop grande pour moi, mais j’agis pour (re)mettre de la justesse et de la qualité dans cette situation.
Et ça fait du bien. C’est cela la responsabilité, au sens du Leadership Ethique : « respons-abilité », la capacité de répondre à ce qui est là. D’agir pour un mieux, et de savourer le calme qui se créé.
Alors la prochaine fois que vous rencontrerez une difficulté, je vous invite à décider de voir l’opportunité qui se cache derrière. Et à célébrer votre évolution et le calme que vous retrouverez. Puis à me partager ce qui s’est passé pour vous.
Je vous souhaite une belle journée, pleine d’opportunités.
Prendre un rdv diagnostique de 15 mn
Gwenola 🌞
PS : bien entendu, il n’est pas question de laisser une personne dans une situation difficile (surcharge de travail, sujet qui demande des compétences que la personne n’a pas…) sous prétexte qu’un problème est aussi une opportunité.
PS 2: les liens vers « C’est possible », le podcast du Leadership Ethique que nous avons lancé le 15 septembre dernier, et dont le prochain épisode sera mis en ligne le 6 octobre (Gilles Perrin sera interviewé par Julie Foubert), et qui vous proposera un rdv live avec Caroline Sost pour répondre à vos question le 6 novembre de 12h à 13h. Si vous aimez ce podcast, likez-le, n’hésitez pas à le commenter et à le diffuser autour de vous 🌍
C’est Possible !, le podcast du Leadership Éthique à voir sur :

Gwenola Bliek
Fondatrice d’Infusethic
Une expertise basée sur plus de 10 ans de conseil et formation en Leadership Éthique, et 20 ans de marketing stratégique et opérationnel dans de grands groupes internationaux.
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